Benjamin Wood, prix du roman Fnac

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En ce début de rentrée littéraire, le théâtre du Châtelet accueillait mardi 2 septembre la cérémonie de remise du Prix du roman Fnac, décerné depuis treize ans par les adhérents et les libraires de la grande enseigne culturelle. Un jury, par conséquent, particulièrement indépendant et évolutif, qui a choisi de récompenser le jeune auteur anglais Benjamin Wood pour son tout premier roman, Le Complexe d’Eden Bellwether, édité chez Zulma.
L’intrigue nous plonge au cœur d’un drame fascinant : dans le décor pittoresque d’un soir d’automne à Cambridge, les notes envoûtantes d’un orgue guident Oscar jusqu’à Iris, dont le frère Eden exerce une influence étrange et manipulatrice. Porté par la séduction terrassante de la musique, le roman se jette dans une spirale cruelle entre génie et aliénation, servi par une langue habile et captivante.

Accueilli avec succès au Royaume-Uni en 2012, c’est en France une nouveauté assez rafraîchissante. Et bien que Le Complexe d’Eden Bellwether soit incontestablement une oeuvre très British par son style et son habileté presque maligne dans la progression romanesque, en la lisant on en vient à souhaiter que de semblables œuvres renouvellent bientôt le goût de nos auteurs français, qui creusent interminablement des variations autobiographiques réchauffées. De la jeunesse et du talent, donc, comme Benjamin Wood outre-manche ! Il ne s’agit de rien de moins que de retrouver la saveur d’un récit maîtrisé, pour le seul plaisir de l’aventure, comme le sont ceux des grands contes.

Par Lucas Sougy

(c) J. Ford / Opale / Zulma

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